L’histoire littéraire s’est construite sur un mensonge : elle a largement occulté sa part populaire et la conquête du grand public par l’édition, fruit d’une dynamique qui la place au cœur des industries culturelles. C’est cet autre visage de la littérature que ce livre donne à voir. Puisant dans des archives inédites, il retrace l’histoire chorale de celles et ceux qui, autour des Presses de la Cité et du Fleuve Noir, ont façonné à partir des années 1950 les genres majeurs de l’imaginaire contemporain : espionnage, policier, science-fiction, érotisme… Loïc Artiaga et Matthieu Letourneux explorent cette histoire dans leur ouvrage « Aux origines de la pop culture. Le Fleuve noir et les Presses de la Cité au cœur du transmédia à la française, 1945-1990 », paru aux éditions La Découverte. En voici un extrait.
Les règles implicites du roman noir des trente glorieuses définissent les rôles genrés : aux femmes sont échues la douceur ou la séduction érotique ; aux hommes la force virile et la volonté. Quand ce modèle est transgressé, la remise en ordre se doit d’être particulièrement cruelle. Parce qu’il n’est pas tout à fait un homme, le héros trompé par sa partenaire se retrouve humilié et abaissé – avant de se rebeller avec plus ou moins de succès.
A lire pour l'étude, article complet ci dessous :
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