La Samaritaine vient de rouvrir ses portes à Paris. Fondée en 1860, c’est l’une des enseignes historiques de la ville, avec le Bon Marché (1838), le plus ancien des grands magasins de la capitale. Ces temples commerciaux sont devenus, à partir du milieu du XIXe siècle, des oasis de liberté pour les femmes, qui y ont trouvé un lieu où elles pouvaient enfin agir de manière indépendante.
Désir et sensualité comme moteurs des ventes
Les grands magasins résultent directement de la révolution commerciale et industrielle, qui a provoqué de profonds changements sociaux Avec un seul objectif, vendre, la cible était claire : les femmes. Surtout les plus riches et les plus oisives d’entre elles. Toutes les stratégies commerciales visaient à prolonger la présence des femmes sur les lieux d’achat. Pour y parvenir, il fallait transgresser, toujours dans les limites de la décence, les usages bourgeois – ou victoriens, au Royaume-Uni.
Avoir touché, senti et même goûté un objet en rendait l’attrait irrésistible, surtout lorsque son prix était abordable.
Les concepteurs des grands magasins avaient déjà compris la nécessité de ce qu’on appelle aujourd’hui le « storytelling », en présentant le grand magasin comme un lieu sûr, élégant et policé. Comme une seconde maison où tous les rêves des femmes pourraient se réaliser – même s’il s’agissait avant tout de créer des modes de toutes pièces et de créer de nouveaux besoins.
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Comment la création des grands magasins a contribué à émanciper les femmes
Ces temples du commerce étaient aussi de véritables oasis de liberté pour les femmes.
Article de The Conversation France
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